25 juin 2008
Des mois d’absences et de silences étouffés en l’espace de quelques minutes insignifiantes. Sa voix tremble légèrement et je souris timidement de l’autre côté, avec le souvenir de nos mains qui s’unissent dans la petite pièce du piano. Tant de vérités qui se faufilent et se cognent dans mes yeux évasifs. Il n’y a rien à comprendre, il faut juste écouter en essayant de percevoir un soupçon de regret dans son mutisme. On échange nos masques, on échange les rôles et vas-y envole-toi, on a plus grand-chose à faire ici. Il connait le nom de tous les oiseaux. Il connait toutes les mélodies, toutes les étoiles. Tous les sourires. Et ses jambes qui vacillent ne m’ont jamais fait peur. Prologue. On ne peut plus avancer. Ses doigts me frôlent et je ferme les yeux dans l'espoir qu'elle se taise. Rêve lucide. Tu sais faire, toi?