<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"><channel><title>A travers cette lance que je tends c&apos;est ton coeur que je vise.</title><link>http://ribosome.canalblog.com/</link><description>Je n&apos;y suis jamais all&#xe9;e.</description><language>fr</language><lastBuildDate>Mon, 09 Nov 2009 03:59:38 GMT</lastBuildDate><generator>CanalBlog - http://www.canalblog.com</generator><item><title></title><dc:creator>Sookie</dc:creator><link>http://ribosome.canalblog.com/archives/2009/11/01/15636717.html</link><guid isPermaLink="true">http://ribosome.canalblog.com/archives/2009/11/01/15636717.html</guid><description>&lt;meta http-equiv=&quot;CONTENT-TYPE&quot; content=&quot;text/html; charset=utf-8&quot; /&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta name=&quot;GENERATOR&quot; content=&quot;OpenOffice.org 2.4 (Win32)&quot; /&gt;&lt;style type=&quot;text/css&quot;&gt;
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;Il n&apos;y a plus de mots.
Les choses se perdent dans ma t&#xea;te. Je ne reconnais plus les
visages et je ne fais plus aucune distinction entre le risque et le
bancal. Je crois que le mieux c&apos;est de l&apos;&#xe9;couter. De continuer
sans prendre la peine de fouiller partout. C&apos;est brumeux et je trouve
&#xe7;a compl&#xe8;tement fou. Mais personne ne le voit. Ou
personne n&apos;ose en parler. Il y a un nouveau regard ici, qui s&apos;&#xe9;tait
un peu perdu avec la vie. Ca brusque un peu mes plans mais c&apos;est pas
plus mal dans le fond. Au moins tu sauras. Que l&apos;ailleurs je le
cherche mais j&apos;ai jamais su ce que c&apos;&#xe9;tait. Je l&apos;ai touch&#xe9;,
je l&apos;ai fr&#xf4;l&#xe9;; mais je n&apos;ai jamais pris la peine de
sauter &#xe0; pieds joints dedans. Pourtant j&apos;ai d&#xe9;j&#xe0;
eu l&apos;occasion. Mais j&apos;ai juste eu la trouille, et aujourd&apos;hui je
trime pour &#xe9;carter les regrets. Vous l&apos;avez tous vu, vous avez
son pr&#xe9;nom, mais vous n&apos;aurez jamais les mots pour. Il est l&#xe0;,
et je frissonne parfois en l&apos;imaginant. Peut-&#xea;tre que c&apos;est &#xe7;a.
Ou peut-&#xea;tre que c&apos;est le r&#xea;ve qui me fait vibrer. Mais
la v&#xe9;rit&#xe9; c&apos;est que je suis pas celle que tu crois. Je
vis uniquement &#xe0; l&apos;int&#xe9;rieur de moi. J&apos;ai rendu les
choses compl&#xe8;tement inaccessibles. Et je deviens comme elle tu
vois. A vous regarder sans pouvoir me lever et ouvrir mes bras vers
autre chose. J&apos;ai juste envie d&apos;un autre truc. Je veux plus de
calcul, plus de contr&#xf4;le, plus de confidences &#xe0; sens
unique. Je me souviens encore de nos mains qui s&apos;unissent &#xe0;
c&#xf4;t&#xe9; d&apos;elle. De nos sourires qui se perdent et son
regard qui me colle au dos. J&apos;ai perdu les chansons, et de me dire
que peut-&#xea;tre, en ce moment, il y a quelqu&apos;un qui &#xe9;coute,
&#xe7;a me fout juste la gerbe. C&apos;est mon truc, c&apos;est son parfum,
et ce sont les seuls mots qui me tiennent encore en &#xe9;veil. Je ne
vis pas avec vous, tout simplement.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
</description><pubDate>Sun, 01 Nov 2009 02:07:00 GMT</pubDate></item><item><title></title><dc:creator>Sookie</dc:creator><link>http://ribosome.canalblog.com/archives/2009/10/06/15331948.html</link><guid isPermaLink="true">http://ribosome.canalblog.com/archives/2009/10/06/15331948.html</guid><description>&lt;meta http-equiv=&quot;CONTENT-TYPE&quot; content=&quot;text/html; charset=utf-8&quot; /&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta name=&quot;GENERATOR&quot; content=&quot;OpenOffice.org 2.4 (Win32)&quot; /&gt;&lt;meta name=&quot;CREATED&quot; content=&quot;0;0&quot; /&gt;&lt;meta name=&quot;CHANGED&quot; content=&quot;0;0&quot; /&gt;&lt;style type=&quot;text/css&quot;&gt;
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;Le frisson tant attendu,
aussi furtif soit il. Je veux l&apos;impr&#xe9;vu, je veux ne pas avoir
le temps de me retourner. Sourire devant l&apos;instant, plaqu&#xe9;e
contre la porte qui sonne parce qu&apos;il est temps de s&apos;&#xe9;vaporer. Les jambes
tremblantes, les yeux qui voyagent en appr&#xe9;hendant&amp;nbsp; silencieusement l&apos;atterrissage.&amp;nbsp; Finalement il y arrive, parfois,
&#xe0; me surprendre. Il y a eu des filles. Je crois que dans mon
ventre il y en aura encore pendant un moment. Mais l&#xe0; je me tue &#xe0; ne pas
y penser, je veux croire en notre histoire. Je veux croire en lui et
&#xe0; ce nouveau sourire qui se creuse au coin de nos joues. Oublier les mots qu&apos;on est
cens&#xe9;s dire et guider ses mains vers le frisson. Il ne sait
pas. Appuyer. Juste &#xe7;a. J&apos;&#xe9;coute son amour naissant sans savoir renvoyer les mots.&amp;nbsp; Et pourtant j&apos;absorbe tout, je bouffe tout, m&#xea;me les miettes. Je reste de marbre, pr&#xea;te &#xe0; m&apos;envoler vers un ailleurs. Je ne sais pas aimer mais j&apos;&#xe9;tudie le sujet. Je ne le poss&#xe8;de pas encore. Elodie me raconte son manque d&apos;aventure, et je lui souris dans les yeux en me souvenant de mes mots d&apos;avant. Les choses ont vraiment chang&#xe9;es, et m&#xea;me si en ce moment je ne contr&#xf4;le pas grand chose, encore moins certaines histoires qui se sont cass&#xe9;es la gueule et qui divaguent encore, je crois que j&apos;aime mes nouveaux pas. J&apos;aime les nouvelles personnes qui sont apparues. J&apos;aime me souvenir de Laurent qui a fait trembler ma voix ce fameux soir du g&#xe2;teau aux fourmis. Et j&apos;aime Jenny, bien plus fort que dans les souvenirs de notre enfance. Bien trop. Peut-&#xea;tre. Aussi. Et puis tout au fond, me rendre compte que &#xe7;a fait des mois qu&apos;il n&apos;y a pas eu la moindre larme. Et qu&apos;en contrepartie, il y a une grosse pelote dans mon œsophage qui me nargue quand il fait nuit.&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
</description><pubDate>Tue, 06 Oct 2009 18:35:00 GMT</pubDate></item><item><title></title><dc:creator>Sookie</dc:creator><link>http://ribosome.canalblog.com/archives/2009/10/01/15278133.html</link><guid isPermaLink="true">http://ribosome.canalblog.com/archives/2009/10/01/15278133.html</guid><description>&lt;meta http-equiv=&quot;CONTENT-TYPE&quot; content=&quot;text/html; charset=utf-8&quot; /&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta name=&quot;GENERATOR&quot; content=&quot;OpenOffice.org 2.4 (Win32)&quot; /&gt;&lt;style type=&quot;text/css&quot;&gt;
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;Fuir les cam&#xe9;ras.
Provoquer du regard les interdictions qui paradent sur les murs de la
gare. Se souvenir des barbouilleurs, retenir les mots du marqueur.
Courir, aussi. Toujours plus vite. Avoir l&apos;impression de ramper au
lieu de marcher. Alors suivre les pas. Sentir les corps qui se
bousculent, qui s&apos;insultent. Se laisser faire sans jamais plier les
jambes. Danser. Tic, tac, boom dans le cœur. Les enceintes dans le
ventre, ne plus savoir sourire na&#xef;vement en l&apos;imaginant dans la
sc&#xe8;ne. Je ne me souviens plus de ses mimiques, de ses petites
mains qui se cherchent, parfois. Et pourtant, ne jamais cesser d&apos;y
croire. Jusqu&apos;au bout, le souvenir de plus tard. L&apos;aimer. Me souvenir
de l&apos;aimer, jusqu&apos;au bout de nous. Kevin a quelque chose
d&apos;insoup&#xe7;onnable, intouchable. Une seule rencontre et
plusieurs semaines sans le voir, pour me rendre compte finalement que
les moindres d&#xe9;tails de son visage sont toujours aussi pr&#xe9;cis.
C&apos;est toujours le m&#xea;me, et il me fait toujours autant rire. Son
double f&#xe9;minin, m&apos;a t-il dit. Un cadenas et une nouvelle
rencontre. Je le laisse faire, en pensant &#xe0; Ben, quand m&#xea;me.
Dans ma t&#xea;te &#xe7;a se bouscule, m&#xea;me si maintenant je
dois arr&#xea;ter. Je ne sais plus regarder Julie, ses poignets me
repoussent et son regard bien trop lointain n&apos;attire plus personne.
Elle s&apos;est &#xe9;teinte. Elle reste assise sur le canap&#xe9; et
voil&#xe0;. Dans un mutisme profond. C&apos;est &#xe7;a, maintenant,
il ne lui reste plus que &#xe7;a. Et moi je ne sais pas agir
autrement, ses l&#xe8;vres ont le go&#xfb;t d&apos;un pass&#xe9;
furtif. Il ne reste plus que ses messages nocturnes pour me tenir au
courant de sa d&#xe9;cadence. Jenny me manque. J&apos;ai l&apos;impression
d&apos;&#xea;tre noy&#xe9;e dans le vide quand elle n&apos;est pas l&#xe0;.
Mon portable me sourit quand son nom s&apos;affiche. Juste une pens&#xe9;e,
ou juste un manque. Elle me fait chavirer. &#xc7;a faisait &#xe7;a,
avant, il y a bien longtemps, avec une autre. Et les larmes d&apos;Arnaud
dans mon cou me font frissonner. Le gar&#xe7;on aux dreads m&apos;apprend &#xe0;
aimer. Il m&apos;apprend &#xe0; apprendre. C&apos;est un dr&#xf4;le de jeu,
de ne regarder plus qu&apos;une personne.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
</description><pubDate>Thu, 01 Oct 2009 19:21:00 GMT</pubDate></item><item><title></title><dc:creator>Sookie</dc:creator><link>http://ribosome.canalblog.com/archives/2009/09/23/15169407.html</link><guid isPermaLink="true">http://ribosome.canalblog.com/archives/2009/09/23/15169407.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot; size=&quot;2&quot;&gt;J&apos;ai ce besoin incontr&#xf4;lable de tout d&#xe9;ranger, sans aucune retenue. Les tirer de ce qu&apos;ils sont aux yeux des autres. Encore une fois on est tous ensemble, mais finalement si seul. &#xc9;videmment il y a les rires, &#xe9;videmment il y a les regards, mais en r&#xe9;alit&#xe9; on ne se conna&#xee;t pas. On est que des inconnus, des &#xe2;mes de passage. Certains restent et d&apos;autres partent. Tout &#xe7;a va beaucoup trop vite &#xe0; mon go&#xfb;t. Je ne sais pas ce qu&apos;ils font en dehors, quand ils quittent les m&#xe9;tros parisiens et quand la foule se disperse. Je n&apos;en ai pas la moindre id&#xe9;e. Et moi je suis l&#xe0;, je regarde tous les m&#xe9;tros partir sans moi pendant 20 bonnes minutes. Des gens me fixent, c&apos;est pas commode d&apos;&#xea;tre assise comme &#xe7;a sans bouger, je le sais. Mais je n&apos;en ai tout simplement rien &#xe0; faire. L&apos;air glacial du matin me laisse &#xe0; l&apos;int&#xe9;rieur de moi, profond&#xe9;ment, enfonc&#xe9;e dans mon si&#xe8;ge. Leur regard me d&#xe9;shabille et me chatouille le coeur. Je leur crache mes poumons &#xe0; la gueule, parce que finalement je prends conscience que ma sant&#xe9; fout le camp. Jenny avait raison, je dois arr&#xea;ter. Je dois me calmer et surtout arr&#xea;ter d&apos;avoir la trouille d&apos;&#xea;tre observ&#xe9;e. Arr&#xea;ter de me faufiler sous mes stores la nuit pour voir que la vie ne tient &#xe0; rien. En tout cas c&apos;est ce qu&apos;ils disent. Mais moi je veux pas tout &#xe7;a. Je ne l&apos;ai jamais voulu. 6 ans d&apos;absence totale. Le chiffre symbolique finalement. A 6 ans ma vie &#xe0; frissonner. Pour de vrai.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Wed, 23 Sep 2009 08:58:00 GMT</pubDate></item></channel></rss>